Les parents d’Ali Nazari voulaient qu’il devienne médecin ou ingénieur, ils l’ont encouragé à étudier les mathématiques. Un jour par amour pour les histoires, il a arrêté les mathématiques et il a commencé le théâtre, puis le cinéma. 

Quel est ton parcours ?

Je suis diplômé de premier cycle de théâtre de l’Université d’Art en Iran. Pendant 15 ans, j’ai travaillé à différents postes pour le cinéma, la télévision, le théâtre, la radio. Je suis arrivé en France en 2017, j’ai d’abord passé quelques semaines à Paris puis j’ai décidé de m’installer à Rennes. 

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de faire des films ?

Quand j’étais jeune, j’ai travaillé dans différents secteurs d’activité et côtoyé des gens différents. J’étudiais les mathématiques et les arts. Un jour, alors que je révisais dans un parc, j’ai croisé un monsieur très chic qui m’a demandé pourquoi j’étudiais deux matières. On se rencontrait dans ce parc, il m’a aidé à réfléchir à mon avenir. J’ai commencé le théâtre, puis j’ai pris goût à la direction d’acteur. Ce monsieur, dont j’ai appris plus tard que c’était un très grand neurochirurgien iranien, m’a fait réaliser que le cinéma était un langage universel. J’ai commencé à être assistant réalisateur. 

Qu’est-ce qui t’intéresse dans le court-métrage ?

Avec le court-métrage, tu dois t’adresser au spectateur et le toucher sur un temps court alors que le long-métrage, tu as plus de temps. La réalisation de court métrage en auto production est  aussi plus compliquée parce qu’il faut être multi-casquettes : faire les plannings, diriger les acteurs, faire la mise en scène. Il y a beaucoup de diversité dans le court métrage même si la construction des courts et longs métrages “classiques” est proche. Ce que j’apprécie beaucoup dans le court-métrage c’est qu’il est plus facile de se connecter avec le spectateur ; tu peux montrer tes films à des gens que tu rencontres dans la rue, par exemple. 

Est-ce que tu regardes des courts métrages ?

Oui, tout le temps.  En ligne, notamment. J’emprunte aussi des DVDs. Parfois, je vais dans des festivals où c’est intéressant de se connecter aux réalisateurs. 

Qu’est-ce qui t’a influencé ?

J’ai beaucoup aimé et j’aime toujours Hitchcock. C’est pour moi le père du cinéma. Les gens dans la rue m’influencent aussi, parce que tout le monde a une histoire. et toujours singulière. En apparence, on se ressemble tous mais en réalité, nous sommes tous habités par des histoires très différentes. Il y a eu aussi un réalisateur iranien : Abbas Kiarostami, et son film Le Goût de la cerise, Palme d’Or du Festival de Cannes 1997.

Quel est ton regard sur le cinéma français ?

Je trouve le cinéma français assez proche du cinéma iranien, car les artistes et intellectuels iraniens aiment le cinéma français : Truffaut, Godard, Resnais. C’est un cinéma un peu particulier dans le monde, plutôt minimaliste, parfois poétique et philosophique, loin du cinéma d’action des USA. 

Ton dernier coup de ♥ ?

Fauve, un court métrage québécois de Jérémy Comte que j’ai vraiment trouvé excellent. 

 

 

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Catégories : EntretienKontrechamp

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