Idris Lettifi

 

 

 

 

 

 

 

 

Idris et Moussa Lettifi sont associés au sein de la société Piano Sono Films, créée en 2015. Idris a su assez tôt qu’il voulait faire des films et sa passion a convaincu Moussa, professeur d’économie et de gestion, de le rejoindre dans cette aventure. À travers cette expérience, ils ont découvert tous les deux à leur manière,  mais également en binôme, le métier de producteur. Riches de cette complémentarité, ils ont déjà produit plusieurs courts métrages et ne comptent pas s’arrêter là.
Quels sont vos parcours ? 

Idris :  J’ai grandi à l’étranger et je suis rentré en France en 2009 pour entamer des études
de cinéma. Passionné de lecture et d’écriture, cinéphile depuis l’enfance, j’ai toujours baigné dans les histoires.

Moussa : Je suis prof en économie et gestion à la FAC d’Amiens depuis 10 ans. Passionné de cinéma, j’ai co-fondé Piano Sano Films en 2015 avec mon neveu Idris Lettifi.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de produire des films ?

Idris : C’est en rencontrant des auteur.e.s inspirant.e.s que j’ai souhaité me tourner vers la production. Naviguer à travers ces visions uniques, découvrir et accompagner des talents sur le long cours, c’est quelque chose d’ultra stimulant au quotidien. Une société de production c’est aussi un lieu (moins en ce moment avec la crise sanitaire) où les
auteur.e.s se croisent, un lieu dédié à la création dans lequel les visions se confrontent. 

Au-delà de la fabrication de films qui sont par essence des prototypes, nous tissons un maillage créatif qui s’enrichit de jours en jours et de rencontres en rencontres.

Moussa : J’ai toujours ressenti le pouvoir et la force du message du cinéma. J’avais envie par ce biais, au-delà du divertissement, d’encourager à la tolérance et au vivre-ensemble. Je vois aussi un parallèle entre l’enseignement et la production, c’est la transmission.

Qu’est-ce qui vous intéresse dans la forme du court-métrage ?

Idris : Un court-métrage est un geste de cinéma. Le challenge réside dans le fait d’imaginer un dispositif suffisamment simple, notamment du point de vue de la narration, pour permettre à un.e. auteur.e. de s’exprimer le plus librement possible. Les courts métrages nous montrent aussi quelles sont les préoccupations des auteur.e.s qui feront le cinéma de demain, à la fois dans les thématiques abordées, mais aussi dans la manière de fabriquer ces films, la conception des métiers et plus généralement la société à laquelle on aspire. En tant que producteurs, nous voyons des centaines de courts métrages par an, à l’affût de ces visions du monde que nous souhaiterons défendre et porter au regard du plus grand nombre.

Moussa : Cela permet d’être au contact des jeunes auteur.e.s qui feront le cinéma de demain. On peut prendre plus de risques et tester plus des choses, c’est très intéressant. Pour moi, il y a plus libertés que sur le long. Enfin, c’est aussi un laboratoire qui nous permet d’éprouver notre relation dans le travail avec les auteur.e.s avec une volonté d’aller vers le long métrage.

Est-ce que vous regardez des courts-métrages ?

Idris : Oui .En tant que producteurs, nous voyons des centaines de courts métrages par an, à l’affût de ces visions du monde que nous souhaiterons défendre et porter au regard du plus grand nombre.

Moussa : Les courts métrages, je les vois principalement dans les festivals. Je vais régulièrement sur Unifrance aussi quand les films sont accessibles. La crise sanitaire actuelle nous a aussi obligés à regarder encore plus les films en ligne.
Je contacte aussi les auteur.e.s directement pour leur demander des liens pour voir leurs films.

Vos derniers coups de ?

Idris : Récemment j’ai beaucoup aimé O Black Hole, une comédie musicale animée, de la réalisatrice Renée Zhan, présenté au Festival de Poitiers. Très poétique, j’ai garde des images très fortes en tête. Récemment aussi le film Trecea Un Print Calare de Cristina Grosan.

Moussa : Il y en a beaucoup ! Dernièrement, je dirai The Van d’ Erenik Beqiri . C’est l’histoire d’un jeune homme qui accepte de participer à des combats clandestins dans un van, pour récolter assez d’argent afin de quitter son pays et vivre une vie meilleure ailleurs. Le dispositif est original et je trouve le film dur et touchant en même temps.

 

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Catégories : EntretienKontrechamp

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