Une sensibilité au jeu d’acteur apparue très tôt, une formation en technique de l’image en poche, un goût pour les relations humaines, Sydney Massicot-Gorneau vient d’investir la réalisation à travers un premier court métrage à hauteur d’enfant, MIA.

Quel est ton parcours ?

C’est à mes 10 ans que j’ai commencé à m’intéresser au cinéma, en prenant des cours de théâtre, puis en ayant participé à l’atelier “l’acteur devant la caméra” au cours Florent, à Paris. Quelques années plus tard j’ai intégré l’ESRA en me spécialisant dans la technique de l’image, m’apprenant à me servir des caméras et des éclairages d’un plateau. J’ai travaillé ensuite sur des tournages en tant que régisseuse, assistante mise en scène et actrice, tout en commençant à écrire des scénarios. Puis, il y a un an, j’ai décidé de réaliser mon premier court métrage “MIA”, l’occasion pour moi de m’essayer à travailler avec une jeune enfant qui est l’objet de mon prochain projet d’écriture.

Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de réaliser des films ?

Un besoin de m’exprimer, de parler de ce qui me touche, me fait rire et pleurer.

Qu’est-ce qui t’intéresse dans la forme du court-métrage ?

Le court métrage c’est un exercice complexe. Il m’intéresse car il permet de transmettre des sentiments/des idées en allant à l’essentiel. Pour moi, c’est un peu comme le Français Québécois; direct, frontal mais recherché.

Qu’est-ce qui t’a influencée ?

À vrai dire beaucoup de cinéastes m’ont influencés. Ils sont tous bien différents. Ça a commencé par Éric Rohmer, puis Stanley Kubrick, Ingmar Bergman, Pedro Almodovar, Xavier Dolan, Celine Sciamma, Emmanuelle Bercot… et dernièrement des films comme Hors Normes ou Au nom de la terre, Le grand bain, ou encore Jusqu’a la garde m’ont beaucoup touchée. Tous ces cinéastes s’intéressent à quelque chose qui me passionne et dont, moi aussi, j’ai envie de parler : les relations humaines qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Et puis dans la vie, chacune de mes rencontres ou expériences m’inspirent. J’observe plus que je ne parle.

Est-ce que tu regardes des courts-métrages ?

Oui j’en regarde. En festival le plus souvent car j’adore voir les courts en salle. Et puis, pour être franche, j’ai du mal à trouver des courts métrages sur internet, mêmes ceux sur lesquels j’avais pu travailler.

Quel est ton regard sur le cinéma français ?

Je trouve la plupart des productions françaises intelligentes. Elles produisent de bons films, qui pour moi, font avancer notre société. Mais la France devrait faire confiance aux jeunes et devrait être moins frileuse quant à la production de films de genre. Mais c’est un problème général qui ne se retrouve pas seulement dans le milieu du cinéma.

Ton dernier coup de ♥ ?

Avant que de tout perdre le court métrage qui a précédé le long intitulé Jusqu’à la garde. Il est d’une justesse qui me touche. 

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Catégories : EntretienKontrechamp

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